Fraude Connection – Geoffroy Fougeray

Présentation de l’éditeur : La révélation des fraudes aux prestations sociales éclate en 2004. Le constat est alors édifiant : plus de 10 millions de cartes vitales en surnombre, certificats médicaux de complaisance, RMI bénéficiant à de riches anglais qui s’installent en Dordogne, kits Assedic vendus par des bandes organisées, etc… Les services de police et de gendarmerie diligentent de plus en plus d’enquêtes pour escroqueries aux prestations sociales. Le GIR des Yvelines (structure interministérielle composée de policiers, gendarmes, agents du fisc et des douanes) est sensibilisé à ce phénomène dès juin 2004 par les organismes sociaux. Le commissaire Fougeray, fort de son expérience de chef de ce service de mai 2004 à septembre 2006, a développé une réflexion sur ce fléau à l’heure des déficits de la sécurité sociale (plus de 12 milliards d’euros pour le régime général) et de l’assurance chômage (déficit cumulé dépassant 10 milliards d’euros. De « monsieur Tout-le-monde » au caïd vivant de l’économie souterraine, les figures d’escrocs sont aussi variées que les récits proposés par l’auteur. Ce dernier, homme de terrain rompu aux pratiques des indélicats de toutes sortes, explique avec quelle facilité il est possible d’obtenir des allocations de toute nature. Il illustre sa démonstration par de nombreuses affaires judiciaires récentes révélées en France et démonte le mécanisme des fraudes nées de l’imagination fertile des aigrefins qui, en toute illégalité, pillent les caisses sociales. Geoffroy Fougeray propose des solutions efficaces pour lutter contre ce phénomène de grande ampleur dont les conséquences sur l’emploi, l’immigration clandestine et les déficits des comptes publics sont beaucoup plus importantes que l’on pourrait le croire.

Biographie de l’auteur : Le commissaire principal Fougeray a commencé sa carrière dans la police nationale comme chef d’un commissariat en banlieue parisienne. Il a ensuite rejoint la police judiciaire où il a successivement occupé les fonctions de chef de la section des affaires générales et financières à la 2ème DPJ à Paris, de chef de la brigade des stupéfiants à la direction régionale de la police judiciaire de Versailles puis chef du GIR des Yvelines.

441 Faux et usage de faux – Stéphane Joahny

Mais à quoi ressemble un faussaire ? On l’imagine gris, binoclard, travaillant de nuit dans l’arrière boutique de son imprimerie, de son magasin de photos… Des clichés.

Avec Daniel Arsseniev, « le diable se niche dans les détails… » Je ne sais pas si le dicton existe en russe. En tout cas, le perfectionniste qu’il est applique le dicton à la lettre – contrôle, précision, anticipation… -, au risque de friser parfois l’arrogance. La modestie n’est pas son point fort. Ce qui n’empêche pas le bon homme d’être attachant.

Avec Pierre Bernadou, ça passe ou ça casse. Pas de demi-mesure. Un flic à l’ancienne. Qui fonctionne au flair, à l’instinct. Le relationnel avant tout. Il faut l’avoir vu à l’oeuvre dans la forteresse de la PJ espagnole à Madrid. Le coffre de la voiture de fonction rempli de bouteilles de champagne. On ne sait jamais. Les cadeaux entretiennent l’amitié et facilitent les relations.

Comment ces deux-là, – Le petit « Ruskof » de banlieue et le vieux routier de la PJ – sont-ils devenus complices dans l’écriture ? A eux de vous le raconter. Pour une fois, pas de compte-rendu univoque mais les visions croisées des deux côtés de la barrière. Celle du chasseur. Une vie d’expérience. Des souvenirs comme s’il en pleuvait. Le flic et son équipe. Moyens d’enquête et limites de la procédure. L’histoire de l’océan et de la petite cuillère. Grandeurs et servitudes d’un job pas comme les autres. Celle du faussaire, enfin. Itinéraire d’un gamin ballotté, futé, roublard, culotté, curieux, baratineur, doué, bluffeur, bluffant. Petites et grandes combines. Fascination pour les bandits. En être ou ne pas en être ? Trop tard.  chacun sa spécialité. Dessine-moi un faux passeport.

 

Alias – Christophe Naudin

Présentation de l’éditeur : En 2002, le préjudice planétaire des crimes d’identité s’est élevé à 73,8 milliards de dollars…En 2004, en France, la fraude documentaire a coûté 1,4 milliards d’euros à la Sécurité Sociale…Chaque mois, 30 000 faux permis sont mis en circulation dans l’Hexagone… A ce jour, on ne sait toujours pas qui étaient 17 des 19 terroristes du 11 septembre…

Tels sont, entre autres, les chiffres cachés de l’explosion, aux quatre coins de la planète et à tous les niveaux de la société, de la criminalité liée à l’identité. Car, des Twin Towers aux réseaux d’émigration clandestine, des mafias internationales aux escroqueries ordinaires, ces sont les Etats, les entreprises, les individus que menace la prolifération, opaque et multiforme, des alias. Et c’est cette face noire de la mondialisation dont Christophe Naudin révèle ici la réalité, l’étendue, la gravité.

Alternant révélations, statistiques, récits, faits divers, mêlant l’enquête policière, la recherche historique, l’investigation anthropologique, le questionnement philosophique, cet essai passionnant nous met face aux échecs de notre représentation identitaire. Et à la nécessité et l’urgence de réagir afin que la sécurité puisse garantir, demain, la première des libertés : celle d’être soi.

Biographie de l’auteur : Chercheur au DRMCC (Département de Recherche sur les Menaces Criminelles Contemporaines, Institut de criminologie, Université Paris-II, Panthéon-Assas), Christophe Naudin est aussi consultant international spécialiste de la sûreté et de la protection du transport aérien ainsi que du contrôle documentaire, et a en charge la formation de divers corps publics ou privés en France comme à l’étranger.

L’expertise des écritures – Alain Buquet

Quelques lettres de « corbeaux » et quelques faux retentissants défrayent régulièrement la chronique des faits divers tandis que les documents contrefaits prolifèrent au gré des besoins des faussaires amateurs ou  professionnels.

Désigné par une autorité publique ou choisi librement par un particulier, l’expert analyse méthodiquement le document contesté afin de fournir les preuves de son authenticité, de sa forgerie ou de sa falsification. L’expertise en écritures s’appuie sur des données scientifiques, indépendantes de la personnalité ou de la conviction de l’expert ; elle fait appel à des techniques de plus en plus sophistiquées, adaptées aux nouveaux procédés de fabrication – et de falsification – des documents.

Accessible à un large public, l’ouvrage d’Alain Buquet intéressera tous ceux qui, dans leur vie professionnelle ou privée, sont confrontés à des problèmes de faux en écritures. Dressant le dernier état des techniques mises en oeuvre pour déceler les contrefaçons, il contribuera à une plus grande objectivité du débat judiciaire.